Je vous invite à reprendre notre visite de Valenciennes avec un petit cours d'architecture locale.
Les matériaux principaux utilisés étaient :le bois,le grès,
la pierre bleue,la pierre calcaire. Et bien sûr la brique, dont l'usage est
attesté dès le XIXe s. en Hainaut.
La brique est reine, mais elle fait alliance avec d'autres matériaux. Elle se marie volontiers à la pierre crayeuse, le grès ou la pierre bleue utilisés pour le soubassement et l'encadrement des
portes et fenêtres.
Quelques maisons rénovées et qui montrent la beauté de ce mélange brique et pierre.
Une ruelle très étroite telle qu'on pouvait en imaginer beaucoup d'autres dans la ville. Il n'y avait pas de voiture...
L'Auberge du Bon Fermier est aussi un témoin de cette architecture ancienne. Aujourd'hui,
hôtel-restaurant 4 étoiles réputé, il avait déjà une grande réputation en 1680, oùles voyageurs, les commerçants et drapiers passant par
notre cité venaient s'y restaurer et s'esbaudir par la même occasion.
Je vous propose un petit cours d'histoire sur Valenciennes. Cela me permettra aussi de revoir l'histoire de ma
ville que je connais peu.
Le nom de Valencianae est mentionné pour la première fois au VIIe siècle.
Dès l’époque carolingienne, Valenciennes qui a pris naissance autour de son port, est une véritable ville. Avec
l’apparition des bourgs, l’habitat se développe. C'est l’essor de l’artisanat et surtout du commerce, activité privilégiée de la cité. Dès le XIIe s., Valenciennes acquiert le
périmètreemmuraillé qui ne sera plus dépassé jusqu’au XIXes. La physionomie générale de
Valenciennes est largement dépendante des cours d’eau qui sillonnent la ville. Enfermée dans ses remparts, celle-ci est subdivisée en seize îlots de superficie variable. L’Escaut, la Rhônelle
et la rivière Sainte-Catherine alimentent nombre de canaux, aqueducs et dérivations qui répondent à un objectif d’assainissement et de fortification.
Sceau de Valenciennes, XIIIe siècle
Les progrès des techniques de guerre à partir du XVIIs rendent les remparts de la ville obsolètes. Une nouvelle
enceinte dite bastionnée est installée par les Espagnols. Ces importantes transformations achèvent l’extension des murailles de la ville et permettent d’enclore de nouveaux quartiers.
L’intégration au royaume de France voit l’enceinte
bastionnée perfectionnée sous la main experte de Vauban. Alors qu’à l’extérieur, la ville se voit affublée d’un
corset de pierre, à l’intérieur, elle revêt sa parure française… Aux maisons à pignon sur rue succèdent des demeures à larges façades alignées le long des voies.
Plan de Valenciennes, début XVIIe
La physionomie de la ville de Valenciennes se transforme en profondeur au XIXe s.
La municipalité doit faire face à undéveloppement industriel débridé, et tente de canaliser autant que possible la marée humaine en multipliant les
équipements et les infrastructures urbaines. La ville devient un important nœud ferroviaire, la première gare est élevée hors les murs. Afinde désengorger la ville intra-muros surpeuplée et asphyxiée, les fortifications sont démantelées (1891-1893). La ceinture
de rempart est progressivement remplacée par celle de la réussite sociale, collective ou individuelle.
L’emprise des fortifications qui correspond à deux fois la surface de la ville intra-muros estconsacrée à l’urbanisation. On y édifie des boulevards qui contrastent avec les anciennes rues
touten prenant soin d’assurer la transition esthétique entre l’ancien et le nouveau. Une
architectureéclectique de grande qualité triomphe, unifiée par l’utilisation de matériaux
locaux. Malheureusement, il ne reste quasiment plus de traces des fortifications, sauf la
Tour de la Dodenne qui enjambe la Rhônelle.
Quelques exemples de constructions du début du XXe siècle.
Quelques semaines après ma précédente promenade au Jardin de la Rhônelle, je suis allée voir l'évolution de la
nature en cette saison. Il fallait faire vite car le soleil se couche tôt, et les arbres seront bientôt nus. Voici donc un festival de verts, jaunes, rouges, orangés !
Au milieu de la mare, ce mélèze a pris des couleurs de feu.
Quand on voit les couleurs qu'arborent les érables à cette saison, on comprend pourquoi les forêts canadiennes sont si belles en automne.
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