L'étang de Chabaud-Latour est un lac d'affaissement minier. Il fait partie d'un complexe de milieux semi naturels d'environ 250 hectares où les « marais de la Canarderie et étang de Chabaud-Latour » constituent un ensemble d'environ 150 hectares de zones humides, dans le haut du bassin de l'Escaut.
Les milieux adjacents sont des plantations d'arbres (peupleraies), bois, pelouses, friches, et terrils miniers.
Cet étang comme celui de la mare à Goriaux résulte d'une histoire récente et industrielle. Ils sont nés sur des effondrements de terrains non-naturels, induits par la pratique du « foudroyage » des galeries de mines. Ce foudroyage était destiné à produire et accélérer les affaissements de manière relativement contrôlée.
L'aménagement paysager, qui libère quelques 34 kms de promenades à pied, à cheval ou en VTT, sera même primé comme opération exemplaire de requalification d'une friche industrielle. Pour s'en faire une idée, il suffit de gravir le terril conique (72 m au dessus du niveau de la mer), d'où la vue porte par temps clair jusqu'à plus de 20 km.
Le lac abrite diverses espèces de poissons (brème commune, carpe commune et carpe miroir, gardon, goujon. Ce lac a fait - pour les besoins de la pêche de loisir - l'objet de réempoissonnements. On y trouve aussi quelques mollusques aquatiques et des mammifères semi-aquatiques dont je vous parlerai prochainement.
Parmi les éléments remarquables figurent plusieurs roselières s'étendant sur plus de 20 hectares. Elles abritent le busard des roseaux, le râle d’eau, le butor étoilé et des fauvettes paludicoles, mais je n'ai pas eu la chance d'en voir.







